Le bonheur au travail

Shawn Achor, une des figures majeures de la psychologie positive, traite dans un de ses livres (ref plus bas) des 7 principes qui vont permettre de développer le bonheur de manière progressive et efficace :
  • L’atout bonheur : C’est le bonheur qui permet la réussite, et non pas l’inverse.
  • Le point d’appui : Notre état d’esprit modifie les résultats objectifs et les conséquences de nos expériences.
  • L’effet Tetris : Le fait de se focaliser sur les problèmes au travail nous entraîne à repérer ce qui ne va pas dans tous les domaines de notre vie. S’entraîner à chercher le positif peut avoir l’effet inverse. On développe alors la créativité, la motivation, l’efficacité et le bonheur.
  • Le rebond : La manière dont on gère les difficultés et les échecs va influencer notre bonheur. Avoir une vision optimiste des événements focalisée sur le positif, rend les choses plus faciles et nous aide à rebondir.
  • Le cercle de Zorro : L’idée est ici de reprendre le contrôle en prenant conscience de ses émotions et en s’attaquant à des objectifs raisonnables. De cette manière on peut avancer progressivement et être plus efficace et heureux petit à petit (voir la technique des petits pas, “le Kaizen”). Avoir une approche qui se focalise sur des buts atteignables permet de progresser en développant ses compétences.
  • La règle des 20 secondes : Si vous voulez créer une nouvelle habitude, vous allez devoir essayer de l’intégrer dans votre routine quotidienne le plus facilement possible et en économisant le plus d’énergie possible. Cela signifie : moins il vous faudra de temps pour la réaliser (dans l’idéal 20 secondes ou moins), et plus vous serez motivé à la faire.
  • L’investissement social : Protéger et développer le lien social est extrêmement important dans l’épanouissement personnel et le bonheur. Le lien social permet d’être plus heureux, mais le fait d’être à l’écoute des autres est également très positif pour le bonheur et la réussite professionnelle.
Chaque point présente des expériences scientifiques de manière très accessible. Des techniques concrètes pour mettre en application les enseignements de ces recherches sur le bonheur sont également proposées.
Shawn Achor : « Comment devenir un optimiste contagieux ».

Intuition … Quid?

LAROUSSE :

Connaissance directe, immédiate de la vérité, sans recours au raisonnement, à l’expérience.

PHILO :

♦ [Chez Kant et ses héritiers] Connaissance immédiate d’une réalité présente actuellement à l’esprit.

[L’obj. de l’intuition est une réalité existant en soi, transcendante] Intuition intellectuelle. Le noumène au sens négatif est la chose en soi, en tant qu’elle n’est pas objet de notre intuition sensible. Le noumène au sens positif est la chose en soi, en tant qu’elle est objet d’une intuition intellectuelle (R. Verneaux, Critique de la raison pure de Kant, Paris, Aubier Montaigne, 1972, p. 163). (Noumène = terme Kantien emprunté à Platon désignant l’idée en tant qu’objet pur de l’entendement)

[L’obj. de l’intuition est fourni par la sensibilité] Intuition sensible. Ce que Kant exprime en disant que toutes nos intuitions sont sensibles, ou, en d’autres termes, infra-intellectuelles. Il n’y a que des intuitions sensibles et point d’intuitions intellectuelles, du moins pour l’homme. Dans une intuition intellectuelle en effet, l’esprit se donnerait à lui-même l’objet qu’il voit; mais un tel mode de connaissance n’appartient qu’à l’Être suprême; l’intuition humaine suppose qu’un objet est donné qui affecte notre esprit.

♦ [Chez Bergson] Un absolu ne saurait être donné que dans une intuition, tandis que tout le reste relève de l’analyse. Nous appelons ici intuition la sympathie par laquelle on se transporte à l’intérieur d’un objet pour coïncider avec ce qu’il a d’unique et par conséquent d’inexprimable .

Bon… 👀‼️

 

👉une approche pragmatique?…

L’intuition, celle en qui on peut avoir confiance,  comporte ces 3 bases :

le coeur, le corps, la tête.

✅ Le coeur : les émotions sont des indicateurs auxquels on pense rapidement quand il est question d’intuition. Savoir les reconnaitre, pour guider vers les besoins essentiels.

✅ Le corps : les sensations, ce qui passe par le corps. Le corps peut donner des indications interessantes sur une idée, un choix.

✅ La tête : le mental, la réflexion, nos processus cognitifs ont une importance primordiale pour que l’intuition soit posée dans un contexte extérieur.

C’est en mettant en phase ces 3 aspects, que l’intuition est complète et équilibrée…

Le pouvoir des mots positifs

La communication verbale est le fil conducteur des les interactions humaines, et des difficultés lors d’un échange peuvent provenir d’une différence de signification des mots d’un individu à l’autre.

LES APPORTS DE LA Programmation Neuro-Linguistique.

La représentation d’images mentale est activée de manière inconsciente à l’écoute des mots ex : « couscous » ou « ranger » renvoient à des images (parfois plus que des images, même) en lisant ces mots, vous voyez la représentation que vous vous en faites…
Les mots peuvent aussi faire émerger des sensations : “relaxation”, ” tension”, “peur”, “chaleur”…; ils peuvent aussi faire ressurgir des souvenirs de situations passées.

L’EMPLOI D’UNE NEGATION :

  • Ne pensez pas aux fraises rouges qui sont dans le jardin.
  • Ne pensez pas aux fraises rouges qui ne sont pas dans le jardin.
  • Ne pensez pas aux fraises qui ne sont pas rouges et qui ne sont pas dans le jardin.

Que s’est-il passé pour vous en lisant ces 3 phrases ?

Avez-vous imaginé des fraises rouges dans un jardin ?… C’est normal. Dans notre esprit, la négation n’existe pas !

Alors quand Jules, 5 ans entend :

  1. Ne cours pas
  2. Ne crie pas
  3. Ne saute pas dans la flaque
  4. Ne tire pas les oreilles du chien

Il est incité à faire l’inverse de ce qui lui est indiqué : il a enregistré « cours », « crie », « saute », « tire les oreilles « !
Essayez :

  1. Marche lentement
  2. Parle doucement (encore plus efficace si vous le lui dites tout doucement !)
  3. Marche à coté de la flaque
  4. Caresse le chien gentiment

L’idée est bien d’exprimer ce que l’on souhaite (pas ce que l’on veut éviter, mais le résultat attendu !)

Ce qui est vrai en parentalité, l’est aussi dans notre relation à nous même.
Au lieu de nous concentrer sur ce que nous ne voulons pas, choisissons de poser des mots sur nos objectifs, sur les résultats que nous souhaitons.
Posez-vous cette question :

« J’attends quel résultat ? »

La communication est tellement fluide et claire quand l’essentiel est mis en avant. En parlant positif le plus souvent possible, votre langage sera plus riche aussi, puisque nous sommes obligés d’utiliser de nouvelles tournures dont nous n’avons pas forcément l’habitude.
Faites le point sur vos habitudes de langages pendant quelques jours, à la maison, au travail, avec vos amis, votre entourage ;

Votre Challenge :

Pendant 21 jours, amusez vous à transformer chaque phrase négative que vous sentez arriver en formulation positive, et notez-là !
21 jours, c’est le temps nécessaire pour fixer de nouvelles habitudes ; Vous serez alors en train de reprogrammer votre propre base de donnée de parler positif !
Un challenge qu’il est possible (voire recommandé) de faire en famille.

Émotions “positives”

Nous sommes programmés pour détecter le négatif (une question de survie de l’espèce héritée de nos ancêtres), alors une seule remarque négative a plus d’impact que 10 idées positives.
Il est donc particulièrement important d’utiliser des paroles positives lorsqu’on s’adresse à quelqu’un, et aussi de créer soi-même ses propres émotions positives (les 3B du bonheur : le Bien, le Beau, le Bon)

Avantages :

  • Stimulation de la créativité
  • Réduction des toxines
  • Réduction du stress
  • Travail plus rapide et plus précis, efficace
  • Sécrétion de neurotransmetteurs (comme la dopamine et les endorphines). Ceux-ci dynamisent nos capacités d’apprentissage. Ils stockent également mieux les informations, ce qui nous permet de mieux retrouver celles-ci par la suite.
  • Le cortex visuel (qui pilote la vue) enregistre plus de détails.

 

Il est possible de créer des émotions positives :

  • Visualiser le meilleur, (« le meilleur est à venir »)
  • Créer des images, des sensations agréables
  • Etre encouragé
  • Rire
  • Se souvenir de moments heureux
  • Ecouter un morceau de musique qui nous plaît…

Comme tous les changements de notre vie, quand on commence, il faut produire un effort, puis au bout de quelque temps, ça devient naturel.

Créer des émotions positives est important pour nous adultes et parents, comme pour nos enfants. à utiliser sans modération !

Écoute active

L’écoute active est une technique de communication développée à partir des travaux de Carl Rogers (1902-1987), psychologue humaniste nord-américain. Il a surtout œuvré dans le champ de la psychologie clinique, la relation d’aide (counselling) et l’éducation.On appelle aussi cette technique “écoute bienveillante”.
Pour Carl Rogers, l’écoute bienveillante repose sur le respect strict de cinq impératifs :
Savoir accepter l’autre comme il est. C’est une attitude empreinte de respect et de considération pour favoriser la confiance et manifester un réel intérêt. C’est considérer l’autre comme la personne la plus importante au monde mais sans arrière-pensée, c’est-à-dire sans en attendre un retour.

Aller au-delà des faits pour s’ouvrir à la façon dont l’autre ressent les choses.

S’intéresser à l’autre plus qu’au problème lui-même: voir le problème du point de vue de l’autre. A ce qu’il ressent.

Montrer à l’autre qu’on le respecte: C’est donner à l’autre l’assurance que l’on respecte sa manière de vivre ou de voir les choses sans empiéter sur son domaine et sans se transformer en apprenti psychologue qui “voit” dans l’inconscient de l’autre.

Être un véritable miroir: Tout l’art est ici de mettre en relief les sentiments qui accompagnent les mots de l’autre.

Elle se fait en 4 temps :
Le temps de l’écoute : Lors de l’écoute, on peut afficher un “silence positif”, tout en intervenant brièvement par des “oui, je comprends”, pour montrer que l’on est à l’écoute à la fois de son problème et de ce qu’il ressent.

Le temps de la clarification : “comprendre le sens des mots”. Après le temps d’écoute, il est possible que certains mots n’aient pas la même signification que pour soi, il est alors utile de poser des questions.Vous vous mettez alors à nouveau en position d’écoute puis vous cherchez à clarifier jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de points à clarifier.

Temps d’investigation : Approfondir pour mieux comprendre le point de vue de l’interlocuteur, ce qu’il ressent.

Temps de reformulation : La reformulation assurera l’émetteur d’avoir été écouté. Ceci peut contribuer à apaiser la relation lorsque la communication est difficile, car on montre à l’interlocuteur que sa demande est comprise et prise en compte.Il peut être utile de relever que l’usage régulier de la reformulation est un formidable moyen de travailler l’écoute active, c’est-à-dire de comprendre l’autre à la fois dans ce qu’il dit et ce qu’il vit.

D’un grand intérêt dans la résolution de conflits, elle est aussi très utilisée par différents courants pédagogiques, (La Discipline Positive de Jane Nelsen, Parents efficaces de Thomas Gordon, et d’autres) et toutes celles qui prônent la bienveillance posent à la base cette méthode de communication.