Les bienfaits du silence

Qui de nous ne s’est pas plaint du bruit et des nuisances sonores que nous offre la vie moderne, le bruit d’une musique forte ou les klaxons des voitures dans les embouteillages … D’après une étude scientifique qui date de 2013, cette nuisance sonore est néfaste pour la santé.

Les raisons : 

  1. Le silence participe à la régénération des cellules du cerveau
    Des tests effectués sur des souris concernant l’impact du niveau sonore ont révélé que deux jours exempts de tout bruit favoriseraient la formation de nouvelles cellules dans l’hippocampe. Cette partie du cerveau joue un rôle dans les fonctions cognitives telles que la mémoire et les émotions.
  2. Le silence stimule la créativité
    Saviez vous que notre cerveau s’active, même lorsque nous dormons? Et oui en période de repos, le cerveau assimile et traite les informations qu’il a reçues dans la journée, et justement l’absence d’interférence extérieure facilite ce processus. Le cerveau peut alors correctement intégrer les émotions et les souvenirs, ce qui développe l’imagination et la créativité.
  3. Le silence soulage stress et anxiété
    C’est prouvé, les nuisances sonores et le stress sont étroitement liés. Le silence, quant à lui, produit l’effet inverse : l’absence de bruits libère le corps et l’esprit du stress. Plusieurs fonctions cardiovasculaires, comme la pression sanguine et la respiration, se modifient lorsque nous sommes dans un environnement calme. D’ailleurs deux minutes de silence sont bien plus efficaces et bénéfiques que deux minutes à écouter une musique relaxante, selon les scientifiques.
  4. Le silence réapprovisionne les ressources mentales
    Le bruit provoquerait une baisse de motivation, de concentration et multiplie donc le nombre d’erreurs surtout dans le travail.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire dorénavant: limitez au maximum les nuisances sonores dans votre environnement et profitez du calme.
Source formation continue EnCéFAL®️

Autocompassion

L’auto-compassion est la capacité de se donner du soutien, de reconnaître sa souffrance avec empathie. C’est la capacité de se tendre la main à soi-même, sans nier sa souffrance, sans non plus s’auto-flageller pour ce qu’on traverse.

La compassion, en elle-même, inhiberait le système cérébral de gestion de la menace (sentiment d’insécurité, comportements défensifs) et activerait le système d’attachement et de soin (sentiment de sécurité psychologique, attachement, apaisement et ouverture).

Les 3 dimensions de l’autocompassion

ÉCOUTE : Être à l’écoute de soi, de sa souffrance et de ses besoins sans jugement ni dévalorisation. Il s’agit de vivre en conscience nos ressentis et pensées : ce n’est ni être dans le déni, ni être dans l’amplification ou la sur-identification à ce que nous ressentons. C’est une posture à la fois ouverte, curieuse et à notre expérience.

BIENVEILLANCE : Être gentil et bienveillant envers soi-même, s’apporter du soutien et de la considération. Reconnaître que sa souffrance est difficile plutôt que de se flageller pour cette souffrance.

HUMANITÉ COMMUNE : Sentir que notre souffrance est une expérience humaine qui nous rapproche des autres plutôt que nous isole.

L’auto-compassion permet de cultiver un dialogue interne soutenant et compréhensif et de construire un espace refuge de sécurité en soi.

Les études indiquent que l’auto-compassion est liée à une meilleure santé mentale, avec moins de risque de dépression et d’anxiété, d’après une méta-analyse regroupant 14 études sur le sujet (MacBeth & Gumley, 2012).

🎁 Une alternative à l’estime de soi

L’auto-compassion est envisagée comme une alternative à l’estime de soi, car même si les deux partagent des similarités, elles présentent également des différences significatives :

Les deux sont associées à des effets positifs comme l’acceptation de soi et des affects positifs en relation avec soi, cependant l’estime de soi est associé à l’image qu’un individu a de lui-même, ce qui n’est pas le cas de l’auto-compassion.
L’auto-compassion est associée à un sentiment de valeur personnelle plus stable et moins dépendante du contexte.